Lorsque deux interprètes hors du commun jouent ensemble.
http://www.youtube.com/watch?v=Hi5ep_ksZ7I&list=RD02B92ZH1_8Hvo
Trésors infimes
Journal d'un scribe blogueur
mercredi 19 juin 2013
vendredi 14 juin 2013
mardi 11 juin 2013
Nous avons besoin d'amour, oui, bien sûr mais nous avons également tant besoin d'humour. Et puis l'amour fait battre le palpitant, mais le rire stimule le diaphragme, on respire mieux, on se secoue l'humeur, les durillons psychiques se ramollissent, le visage s'éclaire, bref, comme on se sent bien. Rien de tel qu'une tendre ironie à notre égard, ce petit pas en arrière qui nous laisse mieux entrevoir notre petit théâtre intime.
dimanche 9 juin 2013
Gestes de peu, de presque rien, sans gloriole ni désir d'être sus ou vus, vous êtes l'or du monde, des petites pépites d'humanité tissées de ciel bleu. Comme cette vieille dame vêtue d'un pauvre imperméable qui se rend au bord du lac, avec son sachet rempli de pain sec qu'elle a pris le soin de couper en petites hosties carrées pour le distribuer à un public roucoulant, cancanant sous le regard souverainement dédaigneux des cygnes qui, expérience faite, préfèrent renoncer à la mêlée. Puis, repliant son sac, elle regagne son logis. Aux yeux du monde, il ne s'est passé. Et pourtant...
Un de mes pires souvenirs de mon séjour à l'université: ces longues après-midi d'été en bibliothèque assis à une table baignée de soleil avec l'espoir de rester assis à ma table pour travailler mes examens tandis que j'étais entouré de nymphes toutes plus belles les unes que les autres, dévoilant d'abyssales profondeurs penchées studieusement sur le livre ouvert, jouant d'un doigt insouciant avec une mèche de leur chevelure qui venait se mêler aux lignes du texte que je lisais. Pétrifié, oubliant même la raison qui faisait que je me trouvais là, gonflé comme une montgolfière par l'éther du désir, je n'attendais que de trouver la force de couper les amarres et de m'arracher de ma chaise pour fuir ces démones, comme un Saint-Jérôme submergé par la tentation.
Mais c'est bien sûr! J'avais toujours trouvé dans la parabole de la brebis égarée que c'était tout de même vache que le berger laisse les nonante-neuf autres pour celle qui n'avait pas de GPS, les abandonnant à leur destin. Pourquoi n'avais-je donc jamais songé que ce berger n'était peut-être seul, qu'il avait des associés qui se chargeaient du troupeau en son absence, peut-être même un ou deux chiens qui n'avaient de cesse de les ficeler d'air dans leur course circulaire autour d'eux.
samedi 8 juin 2013
jeudi 6 juin 2013
lundi 3 juin 2013
vendredi 31 mai 2013
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